Seulement l’amour

seulement l'amour

« Une rencontre amoureuse, quand elle se produit de plein fouet, cause presque toujours des dégâts. Quelquefois même, une vie ne suffit pas pour s’en remettre. »

Un neuropsychiatre nostalgique de sa jeunesse découvre qu’il peut voyager dans le temps en faisant jouer de vieux standards du rock. Il s’intéresse à la physique quantique, utilise l’émotion et n’a rien contre une partie de jambes en l’air l’après-midi ? Tout ça me laisse une sensation de déjà vu, sans doute due à une légère désynchronisation de mes hémisphères cérébraux.

Très inspiré par l’effet papillon, ce quatrième roman de Philippe Ségur paru en 2006 suggère avec humour une réflexion sur le temps qui passe et sur les forces obscures qui guident nos choix amoureux. Il nous met en garde contre « la culture gazeuse du bonheur » et nous rappelle l’incroyable fugacité de la vie.

Explorateurs de réalité virtuelle, thérapeutes du réel ou cas rares d’hystérie musicale, ce livre est écrit pour vous.

« On ne savait jamais, avec les livres aussi, il y avait quelquefois d’heureuses rencontres ».

Mr. Peanut

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Une chose est sûre : vous ne regarderez plus votre conjoint de la même manière après avoir lu ce livre. Pour son premier roman paru en 2010, Adam Ross choisit de démonter avec une précision d’horloger la mécanique de trois couples dont les destins se croisent pour le meilleur comme pour le pire. A travers l’histoire de ces êtres en quête d’harmonie conjugale, Adam Ross procède à l’autopsie du couple : une enquête post-mortem sur les décisions que l’on hésite à prendre et les choix que l’on regrette.

Le crime n’est jamais très loin. L’histoire de l’un des couples est d’ailleurs inspirée de faits réels : le meurtre de Marylin Sheppard en 1954, pour lequel son mari fût inculpé puis innocenté après douze années de procédure. Adam Ross s’est longuement documenté sur l’affaire Sam Sheppard et il donne aux époux Sheppard une place centrale dans cette intrigue ingénieuse en trois volets qui s’emboîtent les uns dans les autres.

Une autre ombre du passé plane au-dessus de Mr. Peanut : celle d’Alfred Hitchcock dont l’oeuvre a inspiré Adam Ross et grâce à laquelle il a rencontré sa femme. A travers les références au personnage incarné par James Stewart, l’auteur nous interroge sur le voyeurisme et la frustration sexuelle au sein du couple, nous laissant voir par la lorgnette le quotidien d’un couple où l’absence de communication a transformé le quotidien en cauchemar.

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Mr. Peanut s’ouvre sur la mort d’Alice Pepin et sur cette phrase énigmatique qui traverse le roman comme une arabesque : « la première fois que David rêva de tuer sa femme, ce n’était pas lui qui la tuait. » La suite est inscrite dans les 500 pages de ce roman qu’on lit d’une traite. Il faudra en tourner la dernière page pour que la signification nous en soit révélée. Ou pas. Car en littérature comme dans la vie, la vérité n’est jamais vraiment dite.

N’aie pas peur si je t’enlace

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N’aie pas peur si je t’enlace, c’est le titre d’un roman initiatique ou plutôt d’un récit. Celui du voyage de 38 000 kilomètres entrepris en 2010 par Franco Antonello et son fils de 18 ans, Andrea. Un road-trip émouvant à travers les Etats-Unis qui mènera le père et le fils à traverser l’Amérique du Sud pour rejoindre le Brésil où ils se sont engagés à remettre une lettre.

Leur parcours est mis en mots par l’écrivain Fulvio Ervas, un auteur italien, plus habitué d’ordinaire aux romans policiers. Le livre est magnifique, le récit sublime d’émotion. Parce que la particularité de ce couple de voyageurs, c’est non seulement l’amour et la complicité qui unissent Franco et Andrea mais aussi l’autisme dont est atteint Andrea.

Voyager avec un enfant autiste, c’est se demander sans cesse ce qu’il lui arriverait à lui s’il devait arriver quelque chose à soi : saurait-il demander de l’aide ? se faire comprendre ? aller vers l’autre ? C’est assumer le risque de partir quand même, malgré le handicap, les difficultés de communication, l’imprévisibilité des comportements, l’incertitude des ressentis.

Un très beau témoignage.  » Témoignage beau « .

Merci

 

Pourquoi un cabinet « virtuel  » ?

Le cabinet virtuel s’appelle ainsi parce qu’il utilise la réalité virtuelle dans les thérapies des phobies, du trauma, des troubles du comportement alimentaire ainsi qu’en remédiation cognitive.

Mais son nom n’est pas seulement lié aux techniques employées en thérapie : il fait référence à l’imaginaire, au monde de la pensée et du fantasme. En psychothérapie, le travail ne se limite pas à l’espace des séances : les progrès se font dans l’intervalle qui sépare les séances, quand le patient met en acte le changement en modifiant son comportement, en faisant de nouveaux choix qui le rapprochent de ses valeurs et l’éloignent de sa souffrance.

Si le thérapeute est un explorateur des mondes virtuels, le patient en est l’habitant.